La répression du mouvement de contestation qui secoue l’Iran depuis le 28 décembre a fait plus de 700 morts, selon une ONG.
Ce qu’il faut savoir
Donald Trump a encouragé mardi 13 janvier les manifestants iraniens à poursuivre leur mouvement jusqu’à renverser les autorités, promettant sur son réseau Truth Social que « l’aide était en route », sans plus de précisions. « Patriotes iraniens, continuez à manifester, prenez le contrôle de vos institutions !!! » a écrit le président américain, précisant qu’il avait « annulé toutes les réunions avec des responsables iraniens tant que les meurtres insensés de manifestants ne s’arrêteraient pas. »
- La répression a fait au moins 734 morts, selon une ONG. Iran Human Rights (IHR), qui donne ce bilan, estime que le nombre réel de morts pourrait s’élever à plusieurs milliers. Des rapports crédibles font état « de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays ».
- La France convoque l’ambassadeur iranien. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé avoir convoqué l’ambassadeur iranien à Paris. « La France a condamné, par la voix du président de la République, la répression » des manifestations en Iran « par la plus grande fermeté. »
- Le sort des otages Cécile Kohler et Jacques Paris en arrière-plan. Sébastien Lecornu a justifié la « prudence » de la France sur la contestation en Iran par la situation « plus que fragile et préoccupante » de Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus pendant plus de trois ans.
- Une condamnation de l’ONU. Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est dit « horrifié » par la répression des manifestations. « Les Iraniens ont le droit de manifester pacifiquement. »
