Il compte fixer le cadre de son propre pouvoir. Donald Trump a affirmé, dans un entretien au New York Times jeudi 8 janvier, que seule « sa propre moralité » pouvait constituer une limite à sa politique étrangère. Le président américain a tenu ces propos moins d’une semaine après la capture par ses troupes du président vénézuélien Nicolas Maduro, lors d’une intervention qui a fait au moins 100 morts à Caracas, et quarante-huit heures après que la porte-parole de la Maison Blanche a affirmé que le conservateur envisageait « d’utiliser l’armée » pour mener à bien une acquisition du Groenland. Depuis son retour au pouvoir, le milliardaire a aussi ordonné des frappes aériennes en Iran et au Nigeria.
Interrogé par le New York Times pour savoir s’il voyait une seule limite pour ses actions à l’étranger, Donald Trump a répondu : « Oui, il y a une chose. Ma propre moralité. Mon propre esprit. C’est la seule chose qui peut m’arrêter. » « Je n’ai pas besoin du droit international », a-t-il ajouté, assurant qu’il « ne cherche pas à faire de mal à qui que ce soit. »
Les Etats-Unis doivent-ils, selon Donald Trump, respecter le droit international ? « Oui », mais « ça dépend de ce qu’est votre définition du droit international », a répondu le président américain. Son conseiller à la Sécurité intérieure Stephen Miller avait déclaré lundi que, si « l’on peut parler autant qu’on veut des subtilités de l’international », « on vit dans un monde (…) qui est gouverné par la puissance, par la force. » Les Etats-Unis ne sont pas membres de la Cour pénale internationale (CPI), qui juge les criminels de guerre, et ont souvent critiqué des décisions de la Cour internationale de justice (CIJ), plus haute juridiction de l’ONU.
