Emilie König, ancienne figure française de l’organisation Etat islamique (EI), sera jugée du 26 au 30 novembre devant la cour d’assises spéciale de Paris pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, selon une source judiciaire interrogée par l’AFP.
Des juges d’instruction parisiens avaient décidé ce renvoi le 16 septembre, conformément aux réquisitions du Parquet national antiterroriste (Pnat) datées du 29 juillet. Les dates du procès viennent d’être fixées, a précisé la source judiciaire.
Selon des éléments du réquisitoire définitif obtenus par l’AFP, le Pnat reproche à cette femme, née à Lorient (Morbihan), d’avoir sciemment été présente sur place pendant les pires exactions de l’EI en zone irako-syrienne et d’y avoir joué les rôles de « recruteuse, entremetteuse et propagandiste ».
König est décrite par le Pnat comme une « véritable égérie » du groupe EI : elle a passé dix ans en Syrie, dont cinq en détention. En 2014, l’ONU l’avait inscrite sur sa liste des combattants les plus dangereux, mentionnant notamment des vidéos où elle s’entraînait à manipuler un fusil et encourageait « à commettre des actes violents » en France contre des institutions ou des épouses de militaires.
Emilie König est incarcérée en France, à la prison centrale de Rennes, depuis son rapatriement de Syrie en juillet 2022. Après une radicalisation progressive, cette Bretonne était partie en Syrie en 2012, sans ses deux enfants nés en France, pour rejoindre un homme épousé religieusement, issu d’une filière jihadiste nîmoise, et tué par la suite dans une offensive de l’EI.
